Une réflexion SAGE

Sara parle de 5 situations qui l’ont mise en colère et de la façon dont elle les a gérées

Me faire dire je ne devrais pas me « sentir » d’une certaine façon, parce que c’est gênant ou ce n’est pas en harmonie avec l’autre personne. Ma réponse était d’exprimer mon inquiétude à me faire dire comment « Je suis censée me sentir ». J’ai également renforcé le fait qu’il s’agissait de mes sentiments (et donc pas ouvert au débat) et que je m’opposais à me faire dire comment je devais me sentir.

Me faire dire de me calmer et de ne pas parler d’une certaine façon. Malheureusement, je répliquais à cette déclaration de la façon suivante avec un peu trop d’émotion dans ma voix; « Je ne suis pas un robot. Je ne peux pas et je n’ai pas l’intention de contrôler l’émotion dans ma voix. Je vais m’exprimer comme bon me semble ». (Tous ces points sont valides et bons, mais je dois apprendre à m’exprimer sans tomber en morceaux ou paraître irrationnelle).

Demandeurs extrêmes - personnes qui demandent sans cesse mon aide et mes conseils, pour ensuite faire le contraire. Elles cherchent de la pitié ou elles jouent les idiotes, tout en créant leur propre malheur sans venir à bout de prendre leçon ou d’assumer leur responsabilité. Elles s’attendent à ce qu’on vienne à leur rescousse. Je dois apprendre à ne pas offrir mon aide, et à ne pas me soucier d’elles plus qu’elles ne se soucient d’elles-mêmes. Et me convaincre qu'il ne s’agit pas de mon problème ou de ma responsabilité.

Les personnes me disant ce que je dois faire en ce qui concerne les problèmes médicaux de ma mère. Je leur ai calmement dit qu’elles exprimaient ce qu’il semblait être le mieux pour elles et pas nécessairement pour moi ou ma mère. Je leur ai aussi dit qu’elles doivent faire ce qu’elles croient qu’elles devaient faire et que je ferais ce qui me paraît nécessaire et ce que je suis en mesure de faire.

Me faire dire que je suis sans cœur. J'ai laissé aller le commentaire en me rappelant d’où il venait et la raison pour laquelle il a été dit - et qu’il visait la personne qui l’avait dit et ne me concernait pas.

Carole raconte son renouement avec ses parents

Je voulais simplement vous dire que j’ai eu une merveilleuse conversation avec mon père ce matin. Nous sommes allés en ville comme il nous arrive parfois de faire. Habituellement, nous écoutons la radio et nous ne disons pas grand-chose, mais cette fois je me suis permise de lui raconter quelques-uns des combats que je traverse, et de lui parler de l’école, des enfants et de notre relation. C’était vraiment bien. Nous nous sommes embrassés après et nous avions tous les deux la larme à l’œil. Je sais que nous avons encore un long chemin à parcourir, mais j’ai l’impression que nous nous comprenons un peu mieux et que la communication est plus ouverte.

J’ai aussi beaucoup parlé à ma mère. Je lui ai parlé du livre La danse de la colère et de comment elle aimerait le lire. Nous avons parlé longtemps des habitudes de famille qui se répètent et des moyens d’essayer de les comprendre sans les blâmer. Elle a commencé à me parler à tout hasard d’histoires de son enfance, en précisant qu’il n’y avait pas de communication et qu’elle était juste censée savoir comment se comporter... il m’a dit que « ses parents l’ont simplement laissée aller dans le monde sans lui parler de choses comme le sexe, etc. ». Ce fut vraiment utile dans la compréhension de mon héritage familial.

Sandy se raconte sur la découverte de ses habitudes alimentaires

J’ai réalisé que, lorsqu’il y avait un événement particulier ou une date limite pour perdre du poids (mariage, vacances, etc.), je commençais un régime extrême quelconque et je devenais complètement obsédée (et stressée) à perdre du poids... seulement pour finalement échouer. Encore une fois. Ceci est un rituel qui a marqué toute ma vie et je vois enfin comment je me programmais chaque fois à l'échec. Et, en passant, je ne perdais jamais vraiment le poids que je voulais – peut-être un 7 à 10 livres – mais elles revenaient toujours juste après l'événement.

La seule fois où j’ai réellement perdu beaucoup de poids (à cause du choc de découvrir la liaison de mon mari), les gens commentaient sur la façon dont je paraissais. Mais je me sentais comme une fraudeuse puisque je savais qu'il ne s’agissait pas d’une perte de poids saine. Et bien sûr, quand ma vie a commencé à se stabiliser, le poids est revenu.

Environ neuf mois après le début de mon groupe WISE, j’ai décidé que je devais m’engager à trouver mon poids santé dans le cadre de mon projet de vie – sans délais, sans stress et sans précipitation – et à ne plus suivre de régime! Je mangeais quand j’avais faim et j’arrêtais quand j’étais pleine sans être trop préoccupée par ce que je mangeais. J’ai commencé à manger plus lentement. Si je voulais un petit gâteau, j’en prenais un et ne me sentais pas coupable. Si je me sentais pleine et continuais à manger, je le disais à voix haute, sans pour autant me sentir mal. Finalement, j’ai commencé à regarder les livres de cuisine et à planifier de meilleurs repas. J’ai également décidé de faire un suivi de mon apport en fruits et en légumes et d’essayer d’en manger 4 à 5 par jour. Lentement, j’ai remplacé les glucides blancs par plus de blé entier. Mais surtout, j’étais tout simplement CONSCIENTE.

Cela fait 10 mois, et oui, j'ai perdu du poids. Mais, ce qui est beaucoup plus important pour moi (et ce fut une énorme surprise!), est que je ne suis plus obsédée par ce que je mange, je peux honnêtement dire que ma Fixation-Régime a été remplacée par mon Esprit-Sain!

De Maria sur ses éléments déclencheurs clés:

Il m’arrive encore quelques fois de m’égarer, mais je réussis toujours à retomber sur le droit chemin, principalement en prenant le temps de m’arrêter pour penser à ce qui est en train de se passer à un moment précis. J’examine quelle(s) attitude(s) et pensée(s) je suis en train d’adopter, versus celles que j’aimerais adopter (ou changer), pour ensuite choisir le meilleur comportement et la meilleure réaction. L’un des plus grands moments « Ah-ha » que j’ai retenus de ce programme est d’avoir découvert que mon élément déclencheur clé est quand je sens que l’on me manque de respect et que l’on m’ignore. D’ailleurs, cela me rappelle comment je me suis sentie dans mon enfance. J’ai testé cette théorie dans différentes situations et ça « marche » vraiment. Je me rends maintenant compte à quel point je peux devenir irritée et en colère quand on me manque de respect, que l’on ignore mes demandes ou que l’on agit comme si mes besoins et mes désirs sont non pertinents ou sans importance. J’ai de la difficulté à croire que pendant toutes ces années, je n’ai jamais établi ce lien.